Le livre

« Je hais les dimanches... »

Certains souvenirs d’enfance nous renvoient à la sensation d’un ennui profond. Nous avons tous en mémoire ces heures passées sur notre lit ou à déambuler sans but dans la maison. Ces souvenirs sont ceux du dimanche, de ces journées de vacances et autres jours fériés interminables.
C’est dans ces moments là que naissent les premières prises de conscience du quotidien et que l’on ressent sans pouvoir vraiment le nommer, un certain engourdissement.
L’ennui pendant l’enfance est un état contemplatif, lascif, proche de la prostration mais sans gravité. Face à cet abattement, la rêverie est une échappatoire permettant de s’extraire de son environnement.
La sensation d’ennui s’atténue en grandissant.

Nos recherches autour de la représentation de l’ennui sont autant d’excuses pour le revivre.